lundi 29 mai 2017

11 idées pour persévérer

Aujourd'hui, un petit article qui résume plein de choses que j'ai lues sur le sujet... sujet inspiré par ma copine MC, merci !

Persévérer, on sait tous que c'est la clé du succès.
Selon Thomas Edison, "le génie est fait d'un pour cent d'inspiration et de quatre-vingt-dix-neuf pour cent de transpiration."
Picasso en était un exemple particulièrement flagrant, avec cette ferveur qui lui faisait produire chaque jour plusieurs oeuvres, et ce jusque dans les derniers jours de sa vie...

Alors qu'est-ce qui fait qu'on a du mal à persévérer ? Et que, passé l'enthousiasme initial, on abandonne plus ou moins vite sur la route escarpée de nos rêves ?


(La motivation est ce qui te fait démarrer, l'habitude est ce qui te fait continuer)

La motivation ou la volonté, des puissances sur-évaluées

Parce qu'il y aura toujours des jours où on n'aura pas envie, parce que l'ennui, la répétition, les contingences et la fatigue menacent, il faut trouver une autre ressource que la motivation ou la volonté.

* Alimente nos pensées négatives : lorsqu'on craque, ce qui arrive inévitablement, cela alimente notre boucle de pensées négatives : "décidément je n'ai aucune volonté"
* Les gratifications immédiates et les gratifications différées : notre cerveau le plus primitif est conçu pour préférer les gratifications immédiates (un tien) que les différées (deux tu l'auras). Or la majorité de nos buts sont à long-terme (économiser, être en forme, manger sainement), alors que les tentations agissent sur le court terme (acheter un nouveau gadget, manger un gâteau, fumer une cigarette...) C'est l'expérience du chamallow de Walter Mischel. On verra plus tard comment s'auto-récompenser pour nos bonnes habitudes permet de créer une gratification instantanée, afin de mieux ancrer cette nouvelle habitude.

La puissance des habitudes et des routines

 Alors plutôt que la motivation ou la force de la volonté, reposons-nous sur nos routines.
Reste encore à en instaurer de "bonnes", qui nous servent, qui nous rapprochent de notre but.

* Plutôt que d'éliminer une mauvaise habitude, en instaurer une bonne. Par exemple, plutôt qu'éviter le paquet de chips, se concentrer sur manger plus de fruits. Ajouter plutôt qu'enlever (ce qui peut nous faire stresser et s'accrocher encore plus par peur de manquer), et remplacer une mauvaise habitude par une bonne.

* Si facile qu'on ne peut pas refuser : ne pas se dire que, de but en blanc, on va faire 30 min de jogging chaque jour de la semaine. Seulement mettre nos chaussures de gym et aller dehors. Chercher ce qu'on pourrait faire en 2 ou 5 minutes, qui nous rapproche de notre objectif. James Clear a une liste intéressante ici.

* A petits pas : dans notre enthousiasme initial, on veut souvent tout bouleverser, et instaurer "pour aller plus vite" plusieurs habitudes à la fois. C'est la recette de l'échec ! En instaurer une à la fois, la plus facile d'abord, puis une fois bien ancrée (ce qui prendra un bon mois), en ajouter une autre.

* S'attacher à la régularité, pas au résultat : peu importe qu'on ait ou pas couru le nombre de km ou de minutes qu'on voulait, peu importe qu'on ait lu un article futile ou une page d'un roman dense et compliqué, l'essentiel c'est qu'on soit régulier ! C'est ce qui paiera sur le long terme

* Se féliciter et se récompenser tout au long du chemin : et pas seulement à la fin une fois notre objectif atteint ! C'est en retrouvant le goût de célébrer nos petites victoires qu'on entretient notre enthousiasme. Etre créatif dans ces petites récompenses et chercher des petites choses qui pourraient nous faire plaisir (une promenade en plein air, une bonne tasse de café, quelques minutes de notre lecture ou de notre émission / série préférée, 15 minutes à flâner sur le web...) Essayez même des choses incongrues ou "enfantines", comme une étoile sur un calendrier pour marquer un jour de plus où on a tenu notre habitude, pourquoi pas ? Ceci permet également de créer ainsi des gratifications instantanées en associant la nouvelle habitude et une récompense dans une "offre combinée tentante", ce qui permettra qu'elle s'ancre mieux...

* Réaménager notre environnement : plusieurs études ont montré que la simple disposition des divers types de boissons (eau, sodas...) dans une cafétéria pouvait influencer grandement le choix des personnes. Ou que la simple formulation d'une question pouvait inverser la tendance des réponses. Alors utilisez ceci à votre avantage ! Mettez des fruits en vue dans une grande coupe, des légumes coupés et prêts à manger dans votre frigo, amenez une bouteille d'eau partout avec vous, utilisez des assiettes plus petites... FlyLady met toujours un verre d'eau plein dans ses toilettes, pour lui rappeler de boire quand elle y est, ce qui instaure un cercle vertueux :-)
Ou mettez vos cure-dents/fil dentaire à côté de votre brosse à dents (c'est la "visibilité" dont parle James Clear).

* Ne pas manquer deux fois d'affilée : ça arrive à tout le monde de rater une fois, mais jurons-nous de ne pas le faire deux fois d'affilée. C'est encore notre perfectionnisme, notre "tout ou rien", qui dit : tant qu'à prendre un cookie, tant vaut finir le paquer. Tu as loupé ton entrainement ? je le savais, je ne peux pas me faire confiance, je n'ai aucune volonté, pff c'est fichu maintenant.

* S'accrocher à une autre habitude déjà en place : ceci capitalise sur le "déclencheur" de l'habitude, qui peut être un moment de la journée (le matin après le petit déjeuner), un lieu (dès que je rentre dans telle pièce), une émotion (quand je ressens... je fais ...) Ici, on prend une habitude déjà en place (par ex, se brosser les dents, ou prendre son petit déjeuner, ou rentrer à la maison) et on l'utilise comme déclencheur d'une nouvelle habitude (passer le fil dentaire, faire tourner une machine de linge, sortir 10 minutes dehors avec des chaussures de gym aux pieds, ...)

* Rendre les choses amusantes : si on s'amuse, cela sera fait ! Cherchez des moyens de rendre la nouvelle habitude amusante, attirante, ludique... Compter le nombre de verres d'eau qu'on boit par jour en enfilant un élastique coloré sur notre verre chaque fois qu'on le vide, déplacer des trombones d'un pot à un autre à mesure que l'on fait les X actions prévues... Les aides visuelles pour visualiser nos progrès sont très efficaces !

* Réduire les tentations : comme Ulysse dans l'Odyssée qui prend quelques précautions pour entendre le chant des sirènes sans en subir les conséquences fatales, on peut volontairement réduire les tentations : ne prendre que de la monnaie pour éviter de dépenser plus que prévu, laisser le téléphone dans la pièce voisine pour ne pas regarder nos messages, désactiver internet pour ne pas y passer des heures, se débarrasser de la télé, ne pas avoir de gâteaux ou de chips chez soi, enlever les notifications automatiques (de messages/mails/facebook),  réduire les contacts avec les personnes qui drainent notre énergie... Cette science de la soustraction a des bénéfices inattendus !

* Choisir le bon moment : attention, je ne parle pas du bon moment pour commencer (c'est toujours "maintenant"), mais du bon moment dans la journée pour votre habitude. En observant votre comportement, vous pouvez remarquer à quels moments de la journée vous avez plus ou moins d'énergie, plus ou moins de facilité à faire tel type de tâches, ... profitez-en pour caler votre nouvelle habitude dans un moment où votre résistance sera moindre. Choisirez-vous la quiétude du matin ou l'apaisement du soir ?



Avant de vous quitter, je ne résiste pas à vous mettre un lien vers les vidéos de FlyLady Diane, que j'ai sous-titrées en Français, sur comment construire une routine (justement !)


Et vous, avez-vous des astuces pour mieux persévérer ?


mardi 23 mai 2017

Sur la vulnérabilité, la honte et le courage / On vulnerability, shame and daring greatly

Aujourd'hui je voudrais partager avec vous les découvertes de Brené Brown, une chercheuse et conteuse d'histoires, qui nous parle de la vulnérabilité, de la honte, de la créativité et de comment oser courageusement malgré tout.

Son premier TedTalk l'a fait connaître en 2011, sur le pouvoir de la vulnérabilité : elle parle de honte, de peur, de créativité, de compassion, d'émotions. J'ai essayé plusieurs fois de le résumer, mais je vous laisse l'apprécier directement. Elle est une très bonne conteuse d'histoires, et pleine d'humour :-)


N'oubliez pas d'activer les sous-titres en français (voir l'article ici qui détaille comment faire), ils sont très bien écrits.

Et voici maintenant la deuxième partie de sa recherche, quelque temps plus tard. Cette conférence s'appelle "écouter la honte". Elle y parle de courage, de créativité, de changement, et de comment les attentes implicites de la société envers les hommes et les femmes façonnent notre honte.



Elle a fait plusieurs bouquins, je suis en train de lire son dernier, qui s'appelle "Daring greatly" (oser avec audace) : il parle de gens qui se plantent, qui tombent, face contre terre, et qui se relèvent. Et comment ils arrivent à se relever après la honte, la colère et tous les sentiments négatifs de cet échec.
Je vous en reparlerai dès que je l'aurai fini... le début est vraiment bien en tout cas !! et il y a plusieurs endroits où ce qu'elle dit a vraiment eu une forte résonance en moi.

Enfin, je termine par une des citations qu'elle mentionne dans sa seconde conférence, de Théodore Roosevelt :
“Ce n’est pas le critique qui est digne d’estime, ni celui qui montre comment l’homme fort a trébuché ou comment l’homme d’action aurait pu mieux faire. Tout le mérite appartient à celui qui descend vraiment dans l’arène, dont le visage est couvert de sueur, de poussière et de sang, qui se bat vaillamment, qui se trompe, qui échoue encore et encore – car il n’y a pas d’effort sans erreur et échec -, mais qui fait son maximum pour progresser, qui est très enthousiaste, qui se consacre à une noble cause, qui au mieux connaîtra in fine le triomphe d’une grande réalisation et qui, s’il échoue après avoir tout osé, saura que sa place n’a jamais été parmi les âmes froides et timorées qui ne connaissent ni la victoire ni l’échec”.

Très bonne journée, et osons un peu plus, osons nous montrer tels que nous sommes...




lundi 15 mai 2017

Améliorer sa productivité avec James Clear

Cet article a été librement traduit de l'article de James Clear sur "Comment améliorer sa productivité".
J'aime beaucoup ses articles, toujours bien fournis, clairement argumentés, et qui référencent des ouvrages classiques (ou moins classiques !).
Son blog est à découvrir !
Il a aussi un livre électronique gratuit pour vous sur le thème "Transformez vos habitudes" si vous vous inscrivez à sa newsletter.

Petit guide pour améliorer votre productivité: des stratégies de gestion du temps qui fonctionnent

(librement traduit de James Clear)

productivité

(Vous mettre en mouvement)

 

Qu'est-ce que la productivité?

Définissons la productivité. La productivité est une mesure de l'efficacité d'une personne qui accomplit une tâche. Nous supposons souvent qu'augmenter sa productivité signifie faire plus de choses chaque jour. C'est faux. La productivité améliore considérablement les choses. Et peu importe ce sur quoi vous travaillez, il n'y a que quelques éléments qui sont vraiment importants.
Être productif consiste à maintenir une vitesse constante et moyenne sur quelques éléments clés, pas une vitesse maximale sur tout.

Mes meilleures stratégies de productivité

Plus d'idées sur la productivité

La plupart des stratégies de productivité se concentrent sur l'efficacité à court terme : comment gérer efficacement votre liste de tâches, comment en faire plus chaque matin, comment raccourcir vos réunions hebdomadaires, etc. Tout cela sont des stratégies raisonnables.
Néanmoins, nous ne parvenons souvent pas à réaliser que nous devons faire certains choix stratégiques si nous voulons maximiser notre productivité à long terme. Dans ces articles ci-dessous, je partage quelques idées sur la productivité à long terme.
Vous cherchez plus d'articles sur la productivité? Regardez ma liste complète au bas de cette page.

Des moyens simples d'être plus productifs chaque jour

Étape 1: Gérer votre énergie, pas votre temps.

Si vous prenez un moment pour y réfléchir, vous verrez probablement que vous êtes plus productifs sur certaines tâches à certains moments. Quel type d'énergie avez-vous dans la matinée ? L'après-midi ? Le soir ? Déterminez les tâches pour lesquelles chaque niveau d'énergie et chaque heure de la journée sont les mieux adaptés.

Étape 2: Préparez vous le soir précédent.

Si vous ne deviez suivre qu'un conseil, ce serait celui-ci : passez quelques minutes chaque soir à organiser votre liste de tâches à faire pour le lendemain. Par exemple, je vais décrire le schéma de l'article que je vais écrire le lendemain et élaborer une petite liste des éléments les plus importants que je veux aborder. Ce me prendra 10 minutes ce soir et je gagnerai 3 heures le lendemain.

Étape 3: n'ouvrez pas le courrier électronique avant midi.

C'est un conseil très simple. Mais personne ne le fait. Il m'a fallu un certain temps pour dépasser le besoin de vérifier mon mail dès le matin, mais finalement je me suis rendu compte que tout pouvait attendre quelques heures. Personne ne vous enverra de courrier électronique au sujet d'une véritable urgence (un décès dans la famille, etc.), alors ne vous occupez pas de votre courriel pendant les premières heures de chaque journée. Utilisez la matinée pour faire ce qui est important plutôt que de répondre à ce qui est «urgent».

Étape 4: éteignez votre téléphone et laissez-le dans une autre pièce.

Ou sur le bureau de votre collègue. Ou tout au moins, placez-le dans un endroit qui n'est pas visible. Cela élimine l'envie de vérifier vos messages texte, Facebook, Twitter, etc. Cette stratégie simple élimine la probabilité de glisser dans une zone où vous êtes distrait en accordant votre attention à des tâches insignifiantes.

Étape 5: Travailler dans un endroit frais.

Avez-vous déjà remarqué comment vous vous sentez vaseux et lent dans une pièce chaude? Le fait de réduire la température ou de passer à un endroit plus frais est un moyen simple de concentrer votre esprit et votre corps. (Merci à Michael Hyatt de m'avoir signalé ce point).

Étape 6: Tenez-vous bien, assis ou debout.

Lorsque vous vous asseyez dans une mauvaise position, vous êtes tassé sur vous-même et votre diaphragme appuie sur vos poumons, ce qui entrave votre capacité à respirer facilement et profondément. Asseyez-vous bien droit ou mettez-vous debout et vous respirerez plus facilement et plus profondémement. Ainsi votre cerveau recevra plus d'oxygène et vous pourrez mieux vous concentrer.

Étape 7: Développez un «échauffement» pour commencer votre journée.

Ma routine matinale commence par me verser un verre d'eau froide. Certaines personnes commencent leur journée par dix minutes de méditation. De même, vous devriez avoir une séquence qui signale le début de votre rituel du matin. Cette petite routine signale à votre cerveau qu'il est temps de vous mettre au travail ou de faire de l'exercice, ou de créer ou toute autre tâche. En outre, cette routine d'échauffement vous aide à surmonter un manque de motivation et à passer à l'action même si vous n'en avez pas envie.

Les meilleurs livres sur la productivité, selon James Clear

  • The ONE Thing , de Gary Keller et Jay Papasan
  • Getting things done (Faire avancer les choses, l'art de la productivité sans stress) , de David Allen
  • Essentialism : the disciplined pursuit of less , de Greg McKeown

Voilà pour son article !
Vous en voulez plus ?  Vous trouverez sur le blog de James Clear des tas d'articles sur la productivité, mais aussi la créativité, les habitudes, la procrastination, ...
Vraiment très intéressant !

lundi 8 mai 2017

Lâchez le riz !

Je viens de découvrir cette conférence, et je suis sous le choc !!


Un médecin québécois (Serge Marquis) hilarant et plein d'énergie, mais de quoi parle-t'il ?
De stress (sa spécialité), du sens de la vie et la direction qu'on veut lui donner, de notre attention, d'anecdotes hilarantes sur la vie quotidienne, de choix et de deuils, de hamsters et de ballon-boule, de tempête de neige, de micro-ondes et de tétines de biberon, de handicap et de spectacle, de nouvelles technologies, de dentifrice, de fatigue, d'énergie, d'action, de pensées négatives, de frustration, de lâcher-prise, du spectacle merveilleux de la vie, et de sens...

Aussi hilarante que profonde, à voir et à revoir, à savourer... et comme il dit : ne me croyez pas, faites-le !

"On est foutu, on pense trop !"



Alors : vigilance, conscience, ralentissez, et "lâchez le riz" !
Et surtout surtout, "don't miss the show", profitez du spectacle !! vous comprendrez très bientôt...

lundi 1 mai 2017

De l'art moderne et des verrous

Aujourd'hui un post un peu éclectique, inspiré par les dernières trouvailles de Simon (merci mon amour !)

La première trouvaille a été annoncée par le site Open Culture : le musée Guggenheim de New York a digitalisé pendant plus de 5 ans ses catalogues d'expositions et une multitude de livres d'arts. Ils rendent maintenant disponibles au public ces 200 livres dans Internet Archive.

Vous pourrez y trouver par exemple un livre sur les chefs d'oeuvre intitulé "De Van Gogh à Picasso, de Kandinsky à Pollock", un livre sur l'expressionnisme sous-titré "une intuition allemande", un bouquin sur les travaux de Roy Lichtenstein, ou encore le livre écrit par Kandinsky, "Point et ligne sur plan".
On y trouve aussi des rétrospectives sur les collections du Musée Guggenheim lui-même, par exemple le "Musée Guggenheim de A à Z", ou "L'Art de ce siècle : le musée Guggenheim et sa collection" publié en 1993.

L'interface est très agréable, on peut "feuilleter" le livre tout comme un livre papier, et le chargement est extrêmement rapide.



Pour le deuxième sujet, on s'intéresse aux serrures... c'est vrai çà, comment ça marche, une serrure ?


Ou une version plus longue :



Et la mauvaise nouvelle, comment une technique "facile" permet de déverrouiller une telle serrure, même si on n'a pas la bonne clé...



Vous pourrez aussi trouver sur YouTube comment déverrouiller une serrure avec deux épingles à cheveux, comme dans les films... Bon, ca a l'air de nécessiter pas mal d'entraînement quand même !
D'où l'invention des clés dites "radiales", qui offrent davantage de sécurité que les clés plates crantées classiques...
(Clé radiale, source Wikipédia)

Et vous, quelles trouvailles rigolotes avez-vous faites récemment ?

lundi 24 avril 2017

Un mois pour installer une nouvelle habitude

Un mois pour installer une nouvelle habitude... Les neurosciences (et les observateurs des comportements humains) nous montrent qu'une habitude s'ancre à partir d'environ 30 jours de pratique ininterrompue. A force de répétition, l'habitude devient une routine, une seconde nature, et il n'y a même plus besoin d'y penser ou de faire un effort conscient pour l'effectuer.
Evidemment, plus l'habitude est difficile, plus il faudra de temps pour l'automatiser.

Les 31 "babysteps" de FlyLady :
Chez FlyLady, vous avez les 31 "babysteps", les 31 petits pas vers une vie plus organisée et moins stressée. De l'organisation de la maison, du ménage, des repas, de prendre mieux soin de soi, des "fonctions" spécifiques assignées à chaque jour... il y a beaucoup d'excellentes idées. On peut adapter ensuite, bien sûr, mais au début il vaut vraiment mieux suivre la méthode à la lettre... même et surtout avec les parties dont on se dit "ca, ce n'est sûrement pas pour moi".

Il y a une version écrite ici, et une version avec une vidéo par jour chez une des mentor du programme, Flylady Diane à Copenhague au Danemark, ci-dessous. C'est en anglais mais vous pouvez choisir une traduction automatique en français.

Les deux motos de FlyLady qui me motivent le plus : "on peut tout faire pendant 15 minutes" et "un petit peu est mieux que rien du tout".
Pas le temps de tout nettoyer, de tout débarrasser ? tant pis, si vous n'avez que 5 minutes vous pouvez quand même vous y mettre... et faire quelque chose qui fera vraiment une différence : si si, essayez et vous verrez ! Par exemple, vider le lave-vaisselle ne prend que 3-4 minutes, plier une machine de linge sec et le ranger dans les armoires ne prend que 15 à 20 minutes.

Update du 1er mai : le challenge Routines (7 jours)
Flylady Diane vient de mettre en ligne un nouveau challenge de 7 jours ciblé sur les routines (du matin et/ou du soir). J'adore sa bienveillance habituelle, et ses petits trucs !


Update du 9 mai : FlyLady pour les francophones et les 31 pas de bébé
Le groupe FlyLady Francophone a mis en ligne les vidéos en français qui correspondent aux "31 pas de bébé", présentés par Sophie :
Et tous les 31 pas de bébés en français ici. Le site équivalent en Français du site de FlyLady est Bon Envol, n'hésitez pas à le consulter ! Il y a aussi un site facebook Flylady pour les francophones.


Une cure pour votre maison
Chez Apartment Therapy, on vous propose une cure au mois de janvier pour, en 31 jours, épurer sa maison, fixer toutes les petites choses qui sont comme des cailloux dans la chaussure (ah, ce bouton de porte dévissé, cette ampoule cassée, ce crochet de rideau défait...) et enfin décorer votre maison à votre goût !

Il y a eu plusieurs versions depuis 2013 : celle de 2017, celle de 2016, de 2015 et de 2014 et enfin celle de 2013.
La clé est dans la variété des tâches (on passe par plusieurs cycles de trier / réparer / avancer un projet / nettoyer / finaliser ou décorer), et je trouve leurs idées d'organisation très utiles !

Attention, la clé du succès pour installer une nouvelle habitude, c'est : 1/ de n'en installer qu'une à la fois, et 2/ de commencer "petit et facile". Au début on est motivé(es), on se dit qu'on va faire 1h de sport (ou autre) par jour... et on s'arrête au bout d'une semaine ou quelques jours. Alors que se dire qu'on va sortir avec nos chaussures de sport pour 5 minutes chaque jour (pour courir, ou marcher, ca compte aussi !), c'est facile, faisable, et ça sera "si facile qu'on ne pourra pas dire non" (comme dit Léo Babauta) même un jour de pluie, ou un jour où notre motivation est au plus bas.

J'ai choisi pour cette fois deux "challenges" ciblés sur l'organisation de la maison, mais il en existe des tonnes sur des centaines de sujets différents (de comment se lever à 4h du matin tous les jours pendant un mois, à des challenges dans le domaine de la santé, de la nutrition, du sport, ...).

Oh, j'en profite pour vous signaler une initiative qui me semble très sympathique : Beth Walls, une artiste qui fait des vitraux et des fenêtres sur mesure pour des "tiny houses" (ces maisons minuscules qui ont le vent en poupe) propose une série d'interviews de divers(es) artistes, intitulée "Think big, live tiny" (pensez grand, vivez léger). Son thème : comment déployer sa liberté et sa créativité en vivant léger dans une petite maison. Vous pouvez vous inscrire gratuitement ici. La première interview vient d'être mise en ligne, je vais de ce pas la regarder !

Alors, quelle nouvelle habitude allez-vous instaurer ce mois-ci ?

lundi 17 avril 2017

Des câlins et de l'écoute contre les colères

Au début de l'année, j'ai suivi avec une copine un atelier "Faber et Mazlish", du nom de deux américaines qui ont développé dans les années soixante-dix une méthode de communication avec les enfants. Une psychologue française, récemment installée aux Pays-Bas, nous a très généreusement fait cette formation, dans le cadre d'un petit groupe d'une dizaine de parents.



J'avais lu il y a longtemps le livre le plus connu de Faber et Mazlish, "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent". Cela me paraissait à la fois être du bon sens, mais en même temps, relever d'une forme d'expression qu'on ne pratique que rarement au quotidien :
essayer d'écouter quelle est l'émotion de l'enfant, la nommer, leur façon de désamorcer les conflits, d'établir des bases communes pour une négociation, leur façon de favoriser l'autonomie et la confiance en soi...
Alors bien sûr, cela recoupait pas mal d'autres "méthodes", comme la communication non-violente de Marshall Rosenberg (reprise notamment par Thomas d'Ansembourg), ou les "Parents efficaces" de Thomas Gordon. On retrouve aussi, transposés mais identiques sur le fond, beaucoup de concepts de communication (par exemple sur la confiance en soi, les compliments, l'autonomie) enseignés dans le cadre professionnel pour les managers notamment.
Et dans le bouquin, les petites BDs associées aux diverses situations paraissaient presque trop belles pour être vraies.

Et puis bon, comme d'habitude, le manque de pratique, et la difficulté de s'entraîner par soi-même, avaient fait que cela était resté un peu en jachère. J'ai donc sauté sur l'opportunité de cet atelier.

Le premier point positif, c'était de pouvoir "parler vrai" avec d'autres parents (des mamans essentiellement.... voire exclusivement, dans notre groupe) et de voir que nous étions toutes confrontées aux mêmes problèmes récurrents : évidemment on le sait, mais c'est pas mal de l'entendre concrètement.
Ensuite, c'était très utile de pouvoir s'entraîner, partager nos expériences, partager nos essais, réussis ou "ratés", et surtout pouvoir étendre sa "boîte à outils" pour être moins démunis devant les situations.
Parce qu'évidemment, la première chose qui reste de l'atelier, ce qui nous saute aux yeux quand on finit notre cycle de formation, c'est qu'on repère assez vite toutes les fois où on fait "mal" - en tout cas, où on retombe dans nos vieux schémas et façons de faire, où on ne prend pas le temps d'écouter, ni de réfléchir à une réponse plus adaptée. Quand à l'étape de corriger le tir... mhm là c'est plus difficile hein !

On voit bien aussi que notre propre état psychique (de fatigue physique et émotionnelle) est une des premières causes de nos réponses : les rares fois où on arrive à vaguement sortir de notre boîte à outils quelque chose qui soit plus adapté que notre enclume habituelle, c'est qu'on est vraiment reposé(e), zen, calme, à l'écoute, et qu'on a le temps...
Et que donc, une des premières recommandations de l'atelier, qui est de prendre du temps pour soi d'abord, est effectivement primordiale.

Là, j'étais particulièrement engluée dans une problématique de crises de colère et de frustrations d'Anton (à propos de plein de choses : la sieste, une glace, arrêter les jeux pour revenir à la maison, ...) de laquelle je sortais de plus en plus frustrée et énervée, par l'enchaînement négatif qui se jouait à chaque fois : je demande, il refuse, je redemande, il hurle, je me demande si j'ai vraiment raison de m'obstiner (est-ce si important que ca?) mais quand même il faut bien qu'il entende quelques limites, donc je m'obstine, il part en crise de furie, ... Bref, je pense qu'on a tous connu çà. Ce qui m'embêtait, c'est la régularité avec laquelle ce scénario se répétait.
Alors bien sûr, je voyais qu'il était frustré, qu'il était fatigué (sans vouloir l'admettre), mais je ne voyais pas trop d'issue à ce qui tournait toujours au combat.

Finalement, j'ai repensé à une citation qui m'a fait souvent sourire et réfléchir :
« L’enfant qui a le plus besoin d’amour est souvent celui qui se montre le moins aimable. » (Jane Nelsen), ou une variante - c'est au moment où l'enfant se montre le moins aimable qu'il a le plus besoin d'être aimé.

Depuis, au lieu de m'énerver et de camper sur mes positions, quand je vois qu'on commence une situation de confrontation, je lui propose un câlin - ou de le porter, ou de s'asseoir sur moi. Câlin qu'il refuse souvent de prime abord (non mais quand même !), mais qui fait ensuite souvent des merveilles.

J'ai tendance à oublier qu'il est encore petit et qu'il a besoin de câlins ; ce n'est pas parce qu'il exprime sa tendresse plutôt par le chahutage que par un câlin doux, qu'il n'a pas besoin d'intimité.
Alors évidemment ca ne diminue en rien la frustration ou la colère, mais des deux côtés elle passe mieux : il a sûrement l'impression d'être plus compris, de mon côté je n'ai plus l'impression d'un bras de fer ou d'une lutte de volontés têtues dont nous sortirions tous deux perdants, après cris et bouderies.

Et évidemment, de fil en aiguille, çà me fait repenser à ce que disait Françoise Dolto de la façon dont les petits reprennent, après être tombés ou s'être bagarrés avec un autre enfant, des forces dans les bras de leur parent avant de repartir de l'avant... la façon dont ils se reprennent, à la fois émotionnellement et physiquement, de par ce contact physique, dont ils se retissent et se restructurent en quelques instants, avant de pouvoir repartir vers le monde et ses découvertes.

Allez, tout çà me donne envie de réécouter du Dolto, ma cure bonne-humeur et bon-sens puissance cent mille !! Un petit coup de "lorsque l'enfant paraît" - toujours limpide, plein d'humour, de bienveillance et d'un zeste de provocation...